" Les vérités sont des illusions dont on a oublié qu'elles le sont " Nietzsche.
Ludovic Chevalier
Doctorant
Le contractualisme international : défis, portée et limites d’un cadre théorique.
L’absence de normes supérieures pouvant se prévaloir d’une universalité dans le
respect de leur application concernant la régulation des rapports humains et des
rapports entre États sur le plan international représente la limite la plus grande à la
réalisation d’une coopération au niveau mondial. Il y a néanmoins des coordinations
ponctuelles déjà instituées (l'ONU et ses différents programmes d'action), qui
encouragent à penser qu’un accord est possible. Il est non seulement possible mais
nécessaire. Face au plus grand danger planétaire devant lequel tous les individus sont
de fait égaux : celui des changements climatiques causés par les effets de l’activité
humaine, le contractualisme international, en dépit des limites rencontrées, a des défis
à relever (nulle frontière, en effet, ne permettra de se protéger) pour éviter que le
tragique destin de l’Île de Pâques et la séquence qui y a mené – appauvrissement total
et épuisement des ressources, guerres intestines – ne se reproduise à plus grande
échelle et représente le futur de l’humanité. Un contrat social est-il concevable à
l’échelle internationale ? Sur quelles bases et selon quel cadre de référence théorique ?
Quelles sont les voies d’avenir du contractualisme ?
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